Le Coeur de la Vie

Publié le par Pascal Caillerez

Un matin, un enfant issu des déchets de la terre
N'ayant appris qu'à voler et à marauder
Sans autre culture que sa dextérité
Vivait sous l'unique protection de sa misère.
 
Un midi, s'ennuyant d'avoir trop faim,
L'adolescent fut par un oignon ensorcelé.
Sans larmes à pleurer car toutes asphyxiées,
Il courut de toutes ses forces vers son destin.
 
L'après midi fut celui de la punition.
La faim trancha sa main coupable.
Le jeune homme ainsi rumina sa vengeance.
Le roi le laissa vivre et le jeta dans le sable.
 
Le début de soirée naissait comme la connaissance,
Le verbe et la plume nourrissaient sa révolte.
Vêtu de parchemins, il sema le pays en tout sens ;
L'adulte alimenta les esprits morts de sa récolte.
 
La fin de journée cernait le royaume en transe
Le peuple assemblé et rassasié de souffrances
Vola au roi repu une liberté minime.
La rapine, aussitôt digérée, apaisa leur famine.
Au crépuscule, l'enfant devint leur roi.
 

Publié dans ecrits-de-joie

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